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Grossesse extra-utérine : quand l’ovule se développe hors de l’utérus

Thèmes Santé -> Femme
publié le 11/12/2013

Grossesse extra-utérine, complication rare

Attendre un enfant est souvent un heureux événement attendu avec impatience. Si dans la grande majorité des cas, les neuf mois de grossesse se déroulent sans problème, il arrive parfois que tout ne se passe pas comme prévu…
Dans 2 à 3 % des cas, l’ovule fécondé ne se développe en effet pas à l’intérieur de l’utérus, comme cela devrait normalement être le cas.

La localisation la plus fréquente de ces grossesses extra-utérines ?
Dans 99 % des cas, elles se développent dans les trompes de Faloppe, les « canaux » qui relient les ovaires – où sont produits les ovules – et l’utérus. Plus rarement, elles se localisent dans les ovaires ou plus exceptionnellement encore dans la cavité abdominale.

En cas de grossesse extra-utérine, l’œuf n’est malheureusement pas viable et la grossesse ne pourra être menée à terme.

Un risque d’hémorragie en cas de grossesse extra-utérine

Une partie des grossesses extra-utérines se résout spontanément. L’ovule mal localisé est éliminé sans intervention extérieure : on parle alors d’avortement tubaire.

Dans moins de 5 % des cas, une grossesse extra-utérine peut toutefois, en se développant, provoquer une rupture des trompes de Faloppe et être à l’origine d’hémorragies importantes dans la cavité abdominale.
Associées à de fortes douleurs pelviennes, de telles hémorragies sont le principal symptôme d’une grossesse extra-utérine et peuvent engager le pronostic vital. Bien que cela soit exceptionnel dans notre pays, elles restent la première cause de décès de la mère durant le premier trimestre de grossesse.

Quels sont les facteurs de risque de la grossesse extra-utérine ?

Certains facteurs augmentent le risque de développer une grossesse extra-utérine :
•des antécédents de salpingite, une infection des trompes de Faloppe généralement liée à une maladie sexuellement transmissible, notamment le chlamydia ou le gonocoque ;
•le tabagisme ;
•le port d’un stérilet ;
•les antécédents de chirurgie gynécologique ;
•les fécondations in vitro.


Une urgence médicale

Devant toutes pertes de sang anormales et/ou douleurs pelviennes importantes chez une personne qui désire tomber enceinte, la présence d’une grossesse extra-utérine doit être suspectée. Si elle est confirmée, le risque est sérieux et une intervention chirurgicale s’avère souvent nécessaire : quel que soit le moment de la nuit, du jour ou du week-end, direction les urgences !

Détecter au plus tôt
Il est utile de repérer et diagnostiquer une grossesse extra-utérine (GEU) au plus tôt afin de pouvoir initier un traitement avant que des complications ne se déclarent. Une surveillance particulière est recommandée dès le premier trimestre. Une prise de sang permet de dater précisément la date de début de la grossesse et de vérifier par échographie la présence d’un sac intra-utérin après 6 à 7 semaines. Si ce n’est pas le cas, une GEU peut être suspectée.

Comment traiter la grossesse extra-utérine ?

Si une grossesse extra-utérine (GEU) est suspectée, une surveillance échographique associée à des tests de grossesse sanguins est nécessaire. Dès que le diagnostic est confirmé, un traitement médicamenteux, le methotrexate, ou une intervention chirurgicale est nécessaire.

Si un embryon est déjà présent – le risque de saignements est alors important – ou si la GEU a déjà provoqué une hémorragie, il est de toute façon nécessaire de la retirer chirurgicalement. L’ablation de la trompe de Faloppe affectée n’est pas toujours nécessaire : on peut aussi inciser la trompe et en aspirer la GEU

Une intervention chirurgicale n’empêche pas d’avoir des enfants par la suite, bien que cela puisse parfois s’avérer un peu plus difficile. Et si la personne retombe ensuite enceinte, la grossesse se localise au bon endroit dans la grande majorité des cas.

Article publié par Thomas Coucq, journaliste santé le 09/12/2013              e-sante.fr
Sources : Merci au Pr Jean-Luc Squifflet, gynécologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles et à Michelle Nisolle, Chef du service de Gynécologie du CHR Citadelle à Liège.

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